Blog

Ballan-Miré signé une convention avec Smartome, l’Université et Enedis et lance le premier démonstrateur IOT de la Région Centre

Un reporter de la Nouvelle République du Centre ouest était présent à l’inauguration du 5 octobre dernier. Voici son article en rendant compte.

signature de la convention Ballan Smart Lab
Avec de gauche à droite : Christophe Colas, Pdt de Smartome ;
Jean-Charles Billaut Vice-Pdt de l'Université ;
Thierry Chailloux, maire de Ballan-Miré ;
Eric Beaujean, DirReg d'Enedis 
et Gilles Descroix conseiller en charge du DevDurable de Ballan-Miré. Crédit photo Nouvelle République

Disposant déjà d’un bel outil informatique, avec toux ceux proposés à La Parenthèse, la commune vient de franchir un pas supplémentaire dans le monde de la ville intelligente. Ce que les techniciens appellent smart city. En effet, la semaine dernière, la Ville a signé une convention avec la société Smartome. Cette jeune entreprise, basée à Savonnières (cocorico), est un intégrateur de solutions informatiques qui apportent de l’intelligence et de la connectivité dans les villes, immeubles et bâtiments. Ballan-Miré s’inscrit dans cette démarche et devient donc la première commune de la région Centre Val de Loire (double cocorico) à prendre le virage de la high-tech.

Pour expliquer simplement : plusieurs sites de la commune sont équipés de différents capteurs (comme l’espace culturel de La Parenthèse, l’école de musique, les gymnases…) qui remontent ensuite des informations vers un serveur à travers un réseau privé et sécurisé qui, à l’inverse de la 5G, est peu énergivore. Ces données collectées permettent ainsi de disposer d’informations centralisées et de remonter des alertes, sans être obligé d’être présent sur place en permanence. Cela peut aller de la remontée de la température d’un bâtiment communal, à la qualité de l’air en passant par la consommation de différentes énergies ou encore la montée des eaux…
Une convention vient d’être signée par le maire entre les différents acteurs qui travaillent sur ce dossier : la société Smartome avec son président Christophe Nicolas, Enedis, partenaire déjà à la pointe de cette technologie avec ses compteurs Linky, l’université avec Polytech dont les étudiants-chercheurs ont travaillé sur ce dossier et Noveco, le réseau d’entreprises tourangelles du bâtiment. 
Le maire de la commune, Thierry Chailloux, explique : « Nous prenons le virage de la modernité en soutenant cette technologie ». Avant de citer Peter Drucker, un théoricien américain du management, « ce qui ne peut pas être mesuré ne peut pas être géré ».

Source : la nouvelle république

smartome

Pédagogie rapide de la Smart City / Smart Territory

On parle énormément des Smart City actuellement. En fin de journal télévisé, dans les blogs, toujours pour faire un peu rêver, ou un peu sensation. Avec #Blockchain et #IntelligenceArtificielle, c’est devenu le gimmick à la mode. Mettez en une pincée dans dans vos powerpoint et c’est le jackpot assuré ;-).

Mais qu’en est il réellement et surtout à qui ces Smart City se destinent elles ?

Pour répondre (très) rapidement à la deuxième question, clairement aux villes de plus de 30 000 habitants. Et les autres alors ? Chez Smartome, nous préférons les appeler les Smart Territoires. Il n’y a pas besoin de gérer les transports (bouchons, horaires de bus, tram…), îlots de chaleurs ou autres problèmes des grosses agglomérations. Pourtant, ces collectivités ont un réel intérêt à connecter leur patrimoine et leurs infrastructures. Voir comment ils se comportent et fournir parallèlement du service à leurs habitants.

Et nous, intégrateurs, sommes dans un dialogue de sourds entre des industriels qui disent, à raison, que la technologie est mâture, et des clients qui ne savent pas du tout à quoi elle sert!

Nous sommes intégrateurs en Smart Building et Smart City/Smart Territory et fournissons des solutions d’AMO ou d’intégration de la conception à la réalisation. Nous pouvons comparer les deux domaines. Si, le bâtiment intelligent est bien parti sur sa lancée, force est de constater que ça n’est pas encore cela pour les Smart Territoires. Cela pour une raison principale : les acteurs ne se rencontrent pas ou peu. Et nous, intégrateurs, sommes dans un dialogue de sourds, entre des industriels qui disent, à raison, que la technologie est mâture, et des clients qui ne savent pas du tout à quoi elle sert!

un réseau privé, parce que la donnée est le pétrole du 21e siècle et que nous avons du mal à voir les données des citoyens partir dans un quelconque cloud.

Il existe deux types de réseaux pour ces Smart Territories.

  1. Ceux qui sont vendus soit disant “plug’n’play”, du type, “on a couvert la France et ça fonctionne parfaitement, même du 4e sous sol”. On appelle cela un réseau opéré. Alors partez du principe que ce sont des données constructeurs/vendeurs et que dans la réalité des faits, la carte de réseau est loin d’être respectée dans les conditions réelles. Il suffit de se déplacer avec un capteur de réseau pour s’en rendre compte. Les données sont remontées sur un cloud et dans le cas d’entreprises qui disposent d’agences réparties sur le territoire, c’est la solution la plus économique.
  2. Ceux qui sont sur un réseau dit “privé”. C’est le réseau que nous préconisons pour des territoires centralisés (des villes, des communes, un siège). Pourquoi ? Parce que la donnée est le pétrole du 21e siècle (certainement du prochain aussi) et que nous avons du mal à voir les données des citoyens partir dans un quelconque cloud. Les données publiques doivent rester dans le domaine privé, public ^_^. Vous me suivez ? Enfin, autre raison et pas des moindres, les collectivités ont plus de facilité à investir qu’entretenir et ce faisant, réduisent les frais de fonctionnement, ce qui n’est pas du tout le cas de la solution opérée.

et si le premier type, l’opéré, demande relativement peu de compétences, il en va autrement du deuxième. Mais, si vous êtes attentifs, cela ne répond toujours pas à la question : qu’est ce que je peux faire avec, comment ça fonctionne …

C’est pour ces raisons que nous avons décidé de créer le premier démonstrateur de la Région Centre Val de Loire sur le territoire de Ballan-Miré : le BALLAN SMART LAB

A quoi, à qui va-t-il servir ? Que pourra-t-on y voir ? A qui sera-t-il ouvert, etc ? Stay tuned, on vous en parle dans l’article suivant, avec son lancement officiel.

smartome

Maison connectée : « il reste une éducation à faire »

de Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer

Christophe Colas préside la société SmartOme à Savonnières (Indre-et-Loire), spécialisée notamment en conception, programmation et installation de solutions Smart Home et Smart Building. Il nous livre sa vision du secteur.

” Nous préconisons la norme R2S à toutes nos installations. Il en va de leur résilience et de leur durée qui doit être aussi longue que celle de la maison. “

Christophe COLAS / CEO

« Pour que les réels atouts de la maison communicante soient perçus par les particuliers, il reste une éducation à faire. Pour beaucoup, elle sert à piloter les volets roulants avec un smartphone, quand son intérêt premier est d’économiser l’énergie et d’automatiser le logement. Les maisons communicantes que nous concevons sont autonomes à 95 % : fermeture automatique des volets la nuit ou selon les conditions météorologiques ; simulation de présence pendant les vacances par des scénarios programmés qui s’occupent aussi du jardin…

Mais aujourd’hui nous équipons peu les particuliers, qui installent leur box achetée en GSB. De plus, les protocoles utilisés par certains industriels sont souvent fermés, et nous n’avons pas de solutions de remplacement si un équipement disparaît. Nous avons réussi à industrialiser la pose en travaillant avec la promotion immobilière pour gagner en productivité et en rentabilité. Enfin, nous préconisons la norme R2S à toutes nos installations. Il en va de leur résilience et de leur durée qui doit être aussi longue que celle de la maison. »

Source : le Moniteur

smartome
error

Vous aimez ce site ? Diffusez-le autour de vous ;-)